Plus de 70 organisations, dont France Nature Environnement, lancent un appel commun à une reconstruction écologique, sociale et sanitaire. Une interpellation de la société civile, ouverte à la signature de tous, fondée sur des propositions concrètes, et une campagne de mobilisation citoyenne à destination des élus. Un texte ouvert à la signature des citoyens.

Le prix multiplié par 12 en trois mois

 

Le gouvernement vient d'imposer que le prix du masque chirurgical ne devait pas dépasser 95 centimes: "En février dernier, il était à 7 centimes !" C'est le casse du siècle ... certains s'enrichissent sur la peur et la misère en utilisant à leur profit le manque de masques...

Pour le prix d'un masque en tissu lavable 10 fois à 5€ on devrait pouvoir avoir 50 masques chirurgicaux c'est à dire une protection réelle de près de 2 mois.

N'est-ce pas la bataille que devraient mener les élus ? Il faut imposer le retour au juste prix, tout le monde doit pouvoir avoir des masques d'une réelle protection à 90% en se protégeant les uns les autres.

Relancer une fabrication française de masques en France devrait être un impératif du gouvernement, Les moyens et les compétences existent ; un exemple, maintes fois cité dans les médias : cette ancienne usine de masques de protection de Plaintel en Côtes d'Armor qui produisait jusqu'à 20 millions d'unités par mois fermée il y a un an et demi par le groupe américain Honeywell puis transférée en Tunisie ; elle est devenue, en pleine crise sanitaire du Covid-19, le symbole local d'un désengagement de l'État et d'un gâchis industriel. Humain. Plusieurs projets de redémarrage existent, depuis des mois il manque le feu vert du gouvernement...

Mais sans attendre, il faut arrêter la spéculation financière sur les masques, revenir au juste prix de 0,07€ le masque chirurgical . A ce prix, il pourrait être distribué gratuitement à tous d'autant que le port du masque devient obligatoire dans la plupart des espaces publics et dans les transports.

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95 centimes le masque chirurgical : "En février dernier, c'était 7 centimes !", dénoncent des médecins

Le prix des masques chirurgicaux s'est envolé depuis la crise mondiale du coronavirusINFLATION - Bercy a décidé de fixer le prix maximum pour les masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité. Un tarif certes plafonné mais bien plus élevé qu'avant l'épidémie. Un coût qui peut sembler rester modeste... mais qui, de fait, fait bondir des professionnels de santé qui déplorent des prix multipliés par 12 en seulement quelques mois

De 4,75 € en février la boîte de 50 masques à... 29,90 € ! dans les grandes surfaces en ce moment

 

La France est le seul pays dans le monde à se lancer dans le déconfinement en créant une nouvelle norme de masques dits ''grand public''

Quelle protection pour la population?

 

D'abord pourquoi en sommes nous arrivés à cette exception française ?

 Reprenons le déroulement chronologique des évènements que nous venons de vivre :

- Alors que les 3 premiers cas de coronavirus ont été déclarés en France le 24 janvier avant l'Italie, et que l'OMS, avec retard certes, a lancé le 30 janvier une alerte urgence santé publique de portée internationale, aucune mesure de protection n'est proposée en France pendant les 40 jours qui suivent ces alertes ; en Allemagne, dès janvier, l'alerte de l'OMS provoque des mises à disposition de masques et tests à grande échelle.

 En France, au contraire, la Ministre de la santé, A.BUZYN annonce que nous sommes prêts, que nous aurions des dizaines de millions de masques en réserve en cas d'épidémie.

le 22 février, Jérôme Salomon continue d'affirmer qu'ils ont débloqué les masques et les tests nécessaires, refusant les propositions d'entrepreneurs en liaison avec notamment la Chine pour fournir des masques.

Le 29 février, il y a un conseil des ministres avec deux points à l'ordre du jour : les élections municipales des 15 et 22 mars et le coronavirus; les points abordés seront le maintien des municipales et l'autorisation du 49,3 sur les retraites.

Le 2 mars, l'OMS demande des mesures agressives contre la pandémie en cours.

Le 4 mars, la porte-parole du gouvernement continue à annoncer qu'il n'y a rien à craindre, le plan stratégique pour les pandémies ne sera jamais enclenché, le haut conseil à la santé publique n'est pas activé, mais le Président crée un conseil scientifique avec des gens nommés par l'Elysée.

Le 13 avril, le Président a décidé un déconfinement progressif pour le 11 mai en commençant par les écoles créant un sentiment d'inquiétude dans les familles et chez les enseignants (la sécurité sanitaire sera-t-elle assurée, y aura-t-il les moyens pour bien se protéger : masques, tests?).

Le conseil scientifique qui n'a pas été consulté s'est d'ailleurs prononcé contre une rentrée à cette date, proposant un report en septembre.

Devant les interrogations sur la demande de moyens de sécurité et l'incapacité de fournir des masques de protection aux normes internationales, le gouvernement crée une nouvelle catégorie de masques typiquement française " les masques en tissu grand public " et il demande à l'AFNOR (association d’élaboration de normes) de créer une nouvelle norme de masque.

Sur le site de l'AFNOR on peut lire :

7 avril 2020/ Émilie Massemin (Reporterre)

Le monde sortira un jour de la pandémie du Covid-19 et devra relver un système économique exsangue, voire le transformer en profondeur pour que les mêmes maux n’apparaissent plus. Afin de préparer dès maintenant la suite, les initiatives fleurissent : parlementaires, associatifs, syndicats…

Bruno Le Maire l’a prédit au Sénat lundi 6 avril : la France devrait connaître la pire récession de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Comment rebondir après une crise aussi grave ?

« Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant », a promis Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 16 mars dernier. Pourtant, les premières décisions gouvernementales ne laissent rien présager de bon : détricotage du Code du travailrefus de restaurer l’impôt sur la fortunesoutien à l’industrie fossile et aéronautique…

À l’inverse, de nombreux Français réclament un changement de modèle. Selon un sondage publié par le quotidien Libération mardi 31 mars, 84 % des sondés appellent de leurs vœux la relocalisation en Europe d’un maximum des filières de production ; 69 % veulent 

08/04/2020

Aucune description de photo disponible.Après un mois de mai 2019 plus frais que la normale, la France connaît une suite ininterrompue de mois plus chauds que la normale*. Ainsi, mars 2020 est le 10e mois consécutif (depuis juin 2019) avec une température moyenne au-dessus des normales. C'est une première en France !

Ce diagnostic est élaboré à partir de l'indicateur thermique sur la France, calculé depuis 1900 à partir des longues séries de mesures sur 30 stations météorologiques représentatives sur le territoire. Une telle série de 10 mois « chauds » consécutifs à l'échelle du pays est inédite depuis le début des mesures en France. Néanmoins, en 2018 déjà, les températures étaient restées exceptionnellement douces pendant 9 mois consécutifs, d'avril à décembre. En 2017 ainsi qu'en 2003, la France avait également connu 7 mois consécutifs plus chauds que la normale.

Un nombre annuel de mois « chauds »** en constante augmentation depuis 1900